Description du projet

Sonia Lawniczak vit et travaille à Saint-Ouen (93). Elle est née en 1962 à Paris dans une famille de trois enfants. Après des études de Lettres et d’anglais, elle étudie le polonais pour se rapprocher de ses origines paternelles… Autodidacte, elle commence à créer en ateliers d’art thérapie à partir de 1988. Elle développe peu à peu un travail sur la condition humaine, la mort et la cruauté, de l’esclavage à la Shoah. Bernard Capelier, art thérapeute à l’hôpital Sainte-Anne (Paris) parle de « gestuelle hyperbolique de la douleur ». Elle découvre le théâtre du réalisateur polonais Tadeusz Kantor qui la marque véritablement. Déterminé par une esthétique du fragment, son travail évolue vers la mise en scène d’architectures flottantes au rendu quasi photographique. Sans doute les nombreuses années passées à travailler à mi-temps au service photo de 1989 à 2008 à l’Agence Vu, auront-elles, en partie façonné, son œil. Fascinée par les villes qu’elle peint comme des paquebots à la dérive – des Townships d’Afrique du sud aux façades décharnées de Beyrouth – , elle explore l’inachèvement, l’abandon. Des édifices instables se dressent dans des espaces monochromatiques saturés. Métaphores de paysages personnels, peut-être, ces espaces parfois vertigineux aux aplats uniformes presque purs d’orange vif, de bleus durs et de vermillons, renvoient à l’universel. En 2012, le magazine Artension publie un de ses portraits à l’occasion de sa participation à l’exposition Exil, à Paris (6e). L’année suivante, elle est sélectionnée pour l’exposition Art brut, Absolument Excentriques à l’Hôtel de ville de Paris. Sonia Lawniczak est lauréate EgArt 2020.

Sonia Lawniczak

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